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Ami visiteur,
n'hésite pas à laisser une trace virtuelle sur les parois de ce repaire, peut-être fera-t-elle un jour la joie d'un archéoblogue ? |
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Ami visiteur,
n'hésite pas à laisser une trace virtuelle sur les parois de ce repaire, peut-être fera-t-elle un jour la joie d'un archéoblogue ? |
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François Fillon le 5 novembre 2011 A quand le retour des tickets de rationnement et du S. T. O. ? Certes, j'ironise, mais au train où vont les choses, ce n'est plus en Allemagne que nous devrons partir bosser, mais plutôt en Chine ... pour rembourser l'argent généreusement prêté afin de faire face au surendettement des pays occidentaux.
Notre 1er sinistre d'en remettre une couche le 15 novembre : "Par souci d'équité" sera aussi institué "un jour de carence dans les trois fonctions publiques" (à savoir la fonction publique d'Etat, la fonction publique Territoriale et la fonction publique Hospitalière).
Bref pour ne pas perdre de nouvelles journées de salaire, il va falloir aller bosser quelque soit notre état de santé.
- Recrudescence des accidents du travail
- Accroissement des maladies nosocomiales et des accidents thérapeutiques
Inutile de préciser que tout celà aura un impact négatif sur les dépenses publiques, les dépenses de santé et par conséquent sur la
sacro-sainte croissance ! Merci, vraiment merci à Notre Président et son équipe de nous rendre enfin le sens des réalités du monde de merde qu'eux et les illustres prédécesseurs de leur camp nous préparent depuis sept bonnes décénies et en plus, maintenant c'est à l'échelle mondiale ! |
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- "Fadette, fadette
...", mais quel rapport y-a-t-il entre le roman de George Sand et l'espionnage
téléphonique auquel se serait livré le Ministère du Budget dans l'affaire - (Ah ! et puis on
s'en fout !) ? - Aucun ! : "Fadette" = "FA"ctures "Dét"aillées ! Voir ici
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Nous, collectif contre le dépouillement de l’école, déclarons que les « réformes » appliquées à l’Éducation nationale
n’ont de réforme que le nom, et qu’elles masquent en réalité, le plus insupportable, le plus dangereux des dépouillements. Aujourd’hui, selon une logique comptable et technocratique à
courte vue, les fondements de l’école républicaine sont menacés, et l’idéal d’une éducation de qualité pour tous sapé à la base.
Nous proclamons aujourd’hui que « l’école est nue »
L’école est dépouillée quand le gouvernement tarit les concours de recrutement de professeurs, quand il n’assure plus la relève des enseignants retraités, ni les remplacements de professeurs malades ou en congé, et qu’il fait appel à des « viviers de vacataires » non formés et corvéables à merci. L’école est abandonnée, quand l’État se décharge de son financement sur les collectivités locales, supprime la carte scolaire et impose l’« autonomie des établissements », instaurant de telles inégalités entre académies, filières et élèves, qu’il bafoue ses principes républicains. L’école est dégarnie, quand elle est vidée de sa présence humaine (surveillants, conseillers d’orientation-psychologues, médecins et infirmiers scolaires, assistants sociaux, assistants pédagogiques…), remplacés par des caméras de surveillance et autres portiques de sécurité. Les professeurs sont démunis, placés devant des élèves sans formation pratique sérieuse quand ils débutent ; obligés, au détriment de la qualité de leurs cours, d’assumer des tâches de plus en plus nombreuses ; sommés, dans certaines filières « réformées », de se convertir à des disciplines qu’ils ne maîtrisent pas en l’espace de quelques semaines ; travaillant souvent sans manuel scolaire et sans savoir à quel examen ils préparent les élèves, car les nouveaux programmes sont appliqués dans la précipitation ; contraints de bricoler, de s’agiter, de faire semblant, de s’adapter à tout et surtout à n’importe quoi sous couvert d’innovation pédagogique. Les professeurs sont destitués, désormais recrutés, selon leur conformité idéologique au modèle du « fonctionnaire responsable » davantage que pour leur maîtrise d’un savoir ; bientôt réduits à des employés lambda, privés de l’essentiel de leur liberté pédagogique, soumis à une concurrence absurde ; obligés pour mendier des moyens de vendre leurs « projets » comme une soupe, et de se battre contre d’autres professeurs pour conserver leurs heures de cours ou leur poste. Les élèves sont spoliés, parqués à 35 ou 40 dans les classes, livrés à la loi des « flux », broyés dans la masse ; privés de centaines d’heures de cours dans les différentes disciplines, au profit d’activités-gadgets ; privés de dispositifs efficaces de soutien ; leurs familles rendues responsables de leur échec via des « contrats de réussite » ou des « stages d’été » inadaptés. Les élèves sont appauvris parce qu’on leur refuse d’apprendre le latin et le grec, les langues dites « rares » (c’est-à-dire toutes hormis l’anglais), les arts et ce qui n’est pas « rentable » ; parce que les nouveaux programmes leur proposent de l’anglais sans Shakespeare, de l’histoire sans passé, du français sans grammaire, des mathématiques sans démonstration – toujours moins de culture, et plus de procédures. Les élèves sont dépecés, eux que l’on doit calibrer avec des « items » selon les nouvelles « grilles de compétences », comme si l’intelligence humaine pouvait se découper en tranches ; eux à qui l’on doit inculquer un « socle commun de connaissances et de compétences » davantage fondé sur l’idéal de l’O.C.D.E que sur celui de Montaigne. Aujourd’hui nous appelons tous les « dépouillés » de l’Éducation nationale à nous rejoindre. Professeurs, parents, élèves, citoyens, il est encore temps d’inverser le cours délétère des pseudo-« réformes » qui transforment l’école en garderie sociale et transfèrent ses missions vers le secteur privé, au profit des plus riches et des mieux informés. Il suffit d’une volonté politique, celle de démocratiser le savoir, jadis portée par un Condorcet, un Jules Ferry, ou le comité national de la Résistance (qui a produit la commission Langevin-Wallon). Nous en appelons aux responsables politiques français, pour qu’ils agissent résolument contre le dépouillement de l’Éducation nationale.
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Traces pariétales