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  • : Le repaire des repères
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  • : Mon but est de distraire en intéressant, je peux aussi intéresser en distraisant... treize ans et demi maximum, après on verra ... Jean-François Nadaud
  • : 02/08/2006

Auberge espagnole

 
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Bienvenue en mon modeste repaire.
Gaston Lagaffe Franquin Repaire des repères Ami visiteur, n'hésite pas à laisser un commentaire, rien ne me fera plus plaisir, même s'il est critique ... quoique ... Cette trace virtuelle s'inscrira sur les parois du repaire et fera peut-être un jour la joie d'un archéoblogue, qui sait ?
Lundi 14 avril 2008
Une petite publication pour signaler que je n'ai pas renoncé à mon "blog", mais aussi pour vous faire part de la colère qui a tendance à m'étouffer depuis quelques mois. A titre d'exemple :

Vu dans la presse aujourd'hui :

"Brice Hortefeux intervient pour régulariser une femme marocaine atteinte d'un cancer"
Mais quel brave homme, ce Brice ! L'altruisme se lit sur son visage !


Sans transition, en novembre 2007, Monsieur George Bush comme tous les ans a grâcié une dinde pour "Thanks Giving".





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Vendredi 21 septembre 2007
Pour mémoire aux  députés qui ont  adopté  l'amendement  Mariani, ce poème de Louis Aragon :

L'affiche rougeL’Affiche Rouge Manoukian

Vous n'avez réclamé ni gloire ni les larmes
Ni l'orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servis simplement de vos armes
La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans

Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L'affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants

Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE

Et les mornes matins en étaient différents
Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c'est alors que l'un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan

Un grand soleil d'hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le coeur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant

Ils venaient d'Arménie, d'Espagne, de Hongrie, d'Italie, de Pologne, de Roumanie. Des étrangers, des métèques. Pourtant, ils ont été de ceux qui ont donné leur vie pour rendre sa liberté et son honneur à la France. Hélas, messieurs les parlementaires, la dignité ne se transmet pas par l'A.D.N.






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Lundi 27 août 2007
JO 2008 Pékin Reporter sans Frontière

(Cliquez sur l'image)

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Lundi 18 juin 2007

sauvetage sauver hirondelleMon épouse a recueilli cette jeune hirondelle au milieu de la route en rentrant de son travail. Nous n'avons bien-sûr pas l'intention de la garder, mais il faudrait qu'elle retrouve des forces avant de reprendre son envol. Elle a probablement été heurtée par une voiture.
Notre pensionnaire a mangé quelques mouches (la chasse aux mouches, quelle saine occupation !) et des croquettes pour chat trempées dans l'eau.
Le plus difficile, c'est de lui faire ouvrir le bec.

Si vous avez des conseils, n'hésitez pas à nous en faire part !


Mercredi 20 juin 2007 :

Ce matin, elle semblait vouloir partir, mais bien que ses ailes paraissent fonctionner normalement, elle ne s'est pas décidée à prendre son envol.

sauvetage sauver hirondelle
sauvetage sauver hirondelle


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Jeudi 14 juin 2007

MakapansgatEncore un petit bonhomme, mais celui-là détient le respectable titre du plus ancien. C’est un australopithèque (A. Africanus) qui l'a trouvé il y a - pour être précis - entre deux millions et demie et trois millions d’années avant la Star Académie, au nord-est de l’actuelle Afrique du Sud.

Comment les archéologues peuvent-ils en être si sûrs ?

C'est que ce galet de jaspe rouge poli par l'érosion de l'eau a été découvert près des restes de cet ancêtre très éloigné dans une caverne des hauteurs de la
vallée du Makapansgat située à 5 voire 32
kilomètres du torrent asséché le plus proche ! Le caillou a donc été intentionnellement apporté dans l'abri rocheux.

Mais alors, pour quoi  faire ?

A priori rien. Et c'est ce "rien" qui est si important ! Cet
hominidé si éloigné de nous a emporté ce galet souriant avec lui parce qu'il l'a trouvé "joli", parce qu'il y a reconnu ses propres traits, ceux de ses semblables. Preuve que la conscience de soi existait dès les premiers  balbutiements de l'humanité, preuve aussi que le sens du beau pour ne pas dire "le sens artistique" est aussi vieux que nos plus anciens aïeux. 


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Lundi 7 mai 2007

Jean-François Nadaud

Tant de temps


Le temps qui passe
Le temps qui ne passe pas
Le temps qu'on tue
Le temps de compter jusqu'a dix
Le temps qu'on n'a pas
Le temps qu'il fait
Le temps de s'ennuyer
Le temps de rêver
Le temps de l'agonie
Le temps qu'on perd
Le temps d'aimer
Le temps des cerises
Le mauvais temps
Et le bon et le beau
Et le froid et le temps chaud
Le temps de se retourner
Le temps des adieux
Le temps qu'il est bien temps
Le temps qui n'est même pas
Le temps de cligner de l'œil
Le temps relatif
Le temps de boire un coup
Le temps d'attendre
Le temps du bon bout
Le temps de mourir
Le temps qui ne se mesure pas
Le temps de crier gare
Le temps mort
Et puis l'éternité


Philippe Soupault

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Mercredi 25 avril 2007
L’on vient de commémorer les 90 ans de l’offensive commandée par le Général Nivelle, boucherie qui a ajouté la négation de l’humanité à l’absurdité et à l’horreur de la guerre.

Adieu la vie, adieu l'amour,
Adieu toutes les femmes
C'est bien fini, c'est pour toujours
De cette guerre infâme
C'est à Craonne sur le plateau
Qu'on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous des condamnés
Nous sommes les sacrifiés


En 1922, comme tous les villages et villes de France, la commune de Gentioux (prononcer "Gensioux") au sud-ouest de la Creuse a érigé un monument pour rendre hommage aux 63 de ses enfants tués à la guerre 1914-1918. Soixante trois morts pour un petit village de paysans !

Au bas de l’effroyable liste, pas de « morts pour la France » ou autre formule glorifiant le « sacrifice suprême » mais cette phrase :
 MAUDITE SOIT LA GUERRE

Jean-Claude Caron
Photo de Jean-Claude Caron

Devant le monument, une statue de bronze. Celle d’un jeune garçon en tenue d’écolier de l'époque, les pieds chaussés de sabots. Les traits durs où se lisent la tristesse et la colère, il lève son poing en direction du monument.

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Mercredi 21 février 2007
 

Lo turlututu


L’autre mandin, me permenava
Tot lo long daus … Turlututu (bis)
Tot lo long daus Lolonlà lalirèta,
Tot lo long daus boissons. (bis)


Io rencontrí una bargiera
Que gardava … Turlututu (bis)
Que gardava Lolonlà lalirèta,
Que gardava sos motons. (bis)


Docetament m’aprochí d’ela
Per li parlar … Turlututu (bis)
Per li parlar Lolonlà lalirèta,
Per li parlar d’amor. (bis)


“Mon bon Monsur, me dissèt-ela,
Vos ne sètz pas … Turlututu (bis)
Vos ne sètz pas Lolonlà lalirèta,
Vos ne sètz pas mon bargier. (bis)


Mon bargier pòrta pas d’espèia
Ni de chapeu … Turlututu (bis)
Ni de chapeu Lolonlà lalireta,
Ni de chapeu ponchut (bis).


Mon bargier pórta ‘na chabretta
Quò es per me far … Turlututu (bis)
Quò es per me far Lolonlà lalireta,
Quò es per me far dançar.” (bis)



L’autre matin, je me promenais
Tout le long des … Turlututu (bis)
Tout le long des Loulounla lalirète,
Tout le long des buissons. (bis)


Je rencontrais une bergère
Qui gardait ses … Turlututu (bis)
Qui gardait ses Loulounla lalirète,
Qui gardait ses moutons. (bis)


Tout doucement m’approchai d’elle
Pour lui parler … Turlututu (bis)
Pour lui parler Loulounla lalirète,
Pour lui parler d’amour. (bis)


“Mon bon Monsieur, me dit-elle,
Vous n’êtes pas … Turlututu (bis)
Vous n’êtes pas Loulounla lalirète,
Vous n’êtes pas mon berger . (bis)


Mon berger (ne) porte pas d’épée
Ni de chapeau … Turlututu (bis)
Ni de chapeau Loulounla lalirète,
Ni de chapeau pointu (bis).


Mon berger porte une cabrette
C’est pour me faire … Turlututu (bis)
C’est pour me faire Loulounla lalirète,
C’est pour me faire danser.” (bis)


Cette chanson a traversé les siècles depuis l’époque de l’amour courtois des troubadours. C’est l’éternelle histoire du noble et de la bergère. Je me demande si elle n’est pas à l’origine de l’expression enfantine « Turlututu chapeau pointu ».

Cette chanson, je t'entends encore la chanter, papa, au septième étage de l'immeuble où nous vivions à Saint-Ouen (qui n'était pas encore dans le "neuf-trois") lorsque le mal du pays nous prenait. J'étais minot. Tu disais "chez nous" en parlant de ce coin du Limousin que nous aimons tant. Encore aujourd'hui, il me manque souvent, tu me manques tant, papa. T'aima mon pair.

 

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Mardi 6 février 2007
On ne condamne pas un homme à une peine que l'on ne connaît pas.

René Char

La naïveté grotesque des enfants fait peine à voir, surtout si l'on veut bien la comparer à la maturité sereine qui caractérise les adultes. Par exemple, l'enfant croit au Père Noël. L'adulte non. L'adulte ne croit pas au Père Noël. Il vote.

Pierre Desproges
Manuel de savoir vivre à l'usage des rustres et des malpolis.

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Samedi 27 janvier 2007


Au revoir Monsieur l'Abbé.

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